La franchise Potter à l'écran : plutôt un bon cru...
La première scène - déroutante et épatante - laisse entrevoir ce que le regard neuf d'un jeune réalisateur issu de la télévision comme David Yates peut apporter à la "franchise" cinématographique Harry Potter : las ! Il ne s'agit que d'un leurre, et bien vite, la machine "hollywoodienne" impose son esthétique, convenue et saturée d'effets spéciaux, et son rythme. Pourtant, "l'Ordre du Phenix" étant le plus raté et le plus ingrat des livres de J.K. Rowling, le scénario du film arrive à la fois à évoquer avec un soupçon de profondeur le malaise existentiel adolescent ("personne ne me comprend, tout le monde me rejette"), et à incarner une intrigue moins spectaculaire - d'après les canons du film à grand spectacle - et donc, quelque part, plus touchante. Mais le vrai miracle de ce plaisant 5ème épisode, c'est la justesse nouvelle des trois acteurs principaux, auxquels il aura donc fallu 4 films et 3 réalisateurs pour trouver leur rythme... A moins que cela ne soit tout simplement ça, la maturité.